References & Resources

 

Wutz, Michael
Le Tumulte Noir: Modernist Art and Popular Entertainment in Jazz-Age Paris, 1900-1930


Conference:

"Widening the Black Atlantic: Anglophone Spaces and the Maghrebi Minority in France"
Alec HARGREAVES, Florida State University


How the Cake-Walk Came To Be the National Dance of France"
Rae Beth GORDON, University of Connecticut


"Continent...: Jazz, Modernism, and Pan-Africanism in France, 1919-1939"
Jody BLAKE, Bucknell University

"Le jazz-hot: Cabaret in Paris in the Roaring Twenties"
Terri GORDON, Barnard College


The African American Experience: Black History and Speeches

Kai Wright, Black Dog & Leventhal

p.430 for speech


http://books.google.com/books?id=VmUN8PdW_3cC&pg=PA429&lpg=PA429&dq=%22african+americans+and+the+french%22&source=bl&ots=Y96pyvrKBQ&sig=pFMAPJF7F77xRNWI3-_igzjuUik&hl=en&ei=tgV1TYDoM4KB8gbK-4SeBw&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=2&ved=0CB4Q6AEwAQ#v=onepage&q=%22african%20americans%20and%20the%20french%22&f=false



AuthorStovall, Tyler Edward.

TitleParis noir : African Americans in the City of Light / Tyler Stovall



AuthorFabre, Michel.

TitleFrom Harlem to Paris : Black American writers in France, 1840-1980 / Michel Fabre.

Pub infoUrbana : University of Illinois Press, 1993.



AuthorWalker, Margaret, 1915-

TitleRichard Wright, daemonic genius : a portrait of the man, a critical look at his work / Margaret Walker.

Pub infoNew York : Amistad : Distributed by Random House, 1993.



AuthorHughes, Langston, 1902-1967.

TitleThe collected poems of Langston Hughes / Arnold Rampersad, editor ; David Roessel, associate editor.

Pub infoNew York : Vintage Books, 1995.


AuthorHimes, Chester B., 1909-

TitleYesterday will make you cry / Chester Himes.

Pub infoNew York : Norton, c1998.


Black Paris: The African Writers’ Landscape

Author;  Jules Rosette



From Harlem to Paris



Sydney Bechett

Treat it Gentle



Anderson, Christiann

Paris Reflections: Walks through African American Paris





Negrophilia, Avant-Garde Paris and Black Cultures in the 1920s by Petrine Archer-Straw





Mon Amérique à moi. Voyage dans l’Amérique noire (1944-2000)

Claude Collin

A l’automne 1944, Tom, un lieutenant noir de l’armée américaine, est hébergé par une famille de paysans du nord-est de la France. Il se prend d’affection pour le fils de ces gens – l’auteur de ce livre. En 1971, à l’occasion d’un voyage touristique en France, Tom, devenu juge à la Cour suprême de l’état de New-York., retrouve l’enfant désormais adulte et l’invite à séjourner dans le ghetto noir de Brooklyn. Ce sera l’occasion d’un voyage passionnant et d’une grande enquête sur la communauté noire après les explosions des années 60.



“Bleu blanc rouge et black & blue

Ludovic Tournès : New Orleans sur Seine, histoire du jazz en France

Fayard, 500 p., 150 F

Passionnant travail de Ludovic Tournès sur l'histoire du jazz en France”


Qui aurait pu imaginer, lorsqu'en 1917 débarquent parmi les contingents armés américains quelques "sammies" qui, dans leurs bagages, avaient emmenés leurs instruments, que la musique qu'ils firent alors découvrir aux français allait constituer le point de départ d'une heureuse épopée culturelle, qui fit passer le jazz du statut de méprisable divertissement à celui d'art parfaitement intégré au patrimoine français ? Ludovic Tournès, docteur en histoire, dont ce livre reprend les travaux de thèse, nous explique ce phénomène progressif d'"acculturation", en embrassant dans son étude à la fois l'évolution des structures de diffusion du jazz et le développement du discours critique français, des travaux du précurseur Panassié à l'étude à proprement musicologique et historique du jazz avec, notamment, les études d'André Hodeir. La curiosité de l'auteur et sa volonté de cerner le phénomène sous toutes ses facettes en font tout à la fois un historien, un sociologue, un musicologue, voire un politologue (avec une analyse introductive absolument passionnante sur la proximité intellectuelle de Panassié avec l'Action française, grand admirateur de Léon Bloy et fortement influencé par Jacques Maritain : Tournès, avec une perspicacité remarquable, montre comment ses critiques jazzistiques peuvent refléter ses convictions et son affiliation idéologique - emploi des surnoms, caricature, injure, réthorique, paranoïa et crainte du complot, ainsi que d'une manière moins formelle un certain regard porté sur le monde moderne... Toutes recherches qui méritent à l'évidence prolongation, avis aux universitaires. On notera aussi les pages où Tournès revient sur la politisation du discours critique français à la fin des années 60, dûe notamment à l'arrivée dans les colonnes de Jazz Hot de critiques maoïstes engagés, plus ou moins comparable à ce qui a pu se passer dans d'autres revues spécialisées, notamment aux Cahiers du Cinéma, dont Jean-Louis Comolli était à l'époque rédacteur en chef, avec plusieurs collaborateurs engagés : Sylvie Pierre ou Pascal Kané - les Cahiers ayant appartenu jusqu'en 1969 environ à Daniel Filipacchi...). A défaut d'offrir une ligne d'étude claire et uniforme, ce foisonnement thématique (par ailleurs plutôt bien organisé, toujours dans l'optique d'exposer et d'expliquer le triple mouvement de diffusion, d'acculturation et de légitimation du jazz, selon une charte d'analyse proposée en introduction) donne au lecteur une multiplicité de sources de réflexion, cela d'autant que la compétence de Tournès et la brillance de ses démonstrations et analyses font de "New Orleans sur Seine" un ouvrage capital - au demeurant le premier du genre.

S'il est bien sûr exclu de résumer en quelques mots les étapes du mouvement décrit dans le livre, on peut néanmoins signaler quelques uns des points sur lesquels les travaux de Ludovic Tournès méritent tout particulièrement l'intérêt. Le premier est sans doute l'analyse de la dérive intégriste du discours panassiéiste, et le divorce conséquent du tandem Panassié-Delaunay, dont les conséquences vont bien au delà de la simple anecdote illustrant la dichotomie, d'ailleurs universelle, entre traditionnalisme / réaction et progressisme. Un autre point, magistralement développé par l'auteur, est le problématique rapport du jazz à la "grande musique" et les travaux considérables d'un André Hodeir, dont les analyses purement musicologiques d'oeuvres de jazz et ses efforts de composition et de recherche acquièrent, sous la plume de Tournès, toute la dimension qui leur revient : les rapports du jazz à la musique contemporaine et au sérialisme, notamment, sont particulièrement intéressants (il est d'ailleurs étonnant de prime abord de lire dans la table des matières en fin d'ouvrage le titre "dans le sillage de Pierre Boulez" au sein du dixième chapitre, "Jazz et avant-garde : André Hodeir ou le malentendu", lorsque l'on sait le peu de cas que fait le compositeur français du jazz, notamment pour avoir entendu sur les ondes ses commentaires blasés d'un morceau interprété par Bill Evans...).

Les pages consacrées à "l'infiltration du paysage artistique", c'est-à-dire à l'intérêt du milieu artistique pour le jazz d'une part, à ses rapports aux autres formes d'expression artistiques d'autre part, sont remarquables de par leur richesse, leur concision et la précision des concepts et idées présentés par l'auteur. Il s'agit du "bouillon de culture germanopratin", tout d'abord : "L'univers du jazz a en effet marqué de nombreuses figures de la galaxie germanopratine qui lui ont fait, immédiatement ou plus tard, une place dans leur univers esthétique. Jean-Paul Sartre en est l'exemple le plus connu en raison de quelques allusions au jazz dans La Nausée". Sans s'arrêter aux anecdotes devenues légendaires (sans non plus les oublier : la fameuse introduction de Sartre à l'article "New York City" publié dans Jazz 47 en mai 1947 - "Le jazz, c'est comme les bananes, ça se consomme sur place", dont l'origine exacte, bien qu'elle ait été fréquemment citée par Serge Loupien ou Michel Contat notamment, n'est pas souvent indiquée ; la question de Charlie Parker au même Sartre, aussi, lors de leur rencontre au Club Saint-Germain en mai 1949 : "de quoi jouez-vous ?", dont on ignore si elle relève de l'histoire ou de la légende...), l'auteur signe quelques pages magistrales sur l'influence du jazz sur les intellectuels existentialistes et sa propagation dans ce milieu.

Ce sont ensuite les rapports du jazz à la littérature et au cinéma, dont sont analysés les possibilités et perspectives mais aussi les difficultés. Au départ utilisé par les cinéastes soit en tant que touche exotique empreinte de tous les clichés que l'on imagine, soit, comme Molinaro ou Vadim ("Les liaisons dangereuses"), pour "symboliser l'univers de la nuit, du crime et de la déviance", le jazz sera étudié par d'autres auteurs dans l'esprit et la volonté d'une véritable "collaboration entre jazz et cinéma, la musique devant servir de contrepoint et de commentaire à l'image et non coller à elle" (Louis Malle et la célébrissime bande originale de son premier long métrage, "Ascenseur pour l'Echaffaud", improvisée en une nuit et en direct par un groupe réuni autour de Miles Davis ; tout aussi célèbre, la musique de Martial Solal pour "A bout de souffle" de Godard, dont Tournès souligne la parenté esthétique avec le "Shadows" de John Cassavetes). L'ouvrage de Tournès se révèle extrêmement intéressant sur nombre d'autres points de l'histoire du jazz en France, notamment sur le rôle de quelques-uns de ses acteurs dont il souligne le rôle primordial : Martial Solal, Boris Vian, Sidney Bechet, André Hodeir, Kenny Clarke..., sur la sociologue du public du jazz, sa légitimation institutionnelle (entrée au conservatoire, création de l'ONJ...), la multiplication des feestivals et leurs modes d'organisation et de financement...

Si certaines pages auraient peu être mérité des développements moindres au profit d'autres (le long chapitre consacré à la "greffe réussie" entre jazz et variété, avec, à titre d'exemple, les itinéraires de Montand et Distel), d'autant qu'il n'est rien dit, comme le soulignait Frank Bergerot, "des critiques de la génération Carles-Goddet", ni d'artistes tels qu'Aldo Romano, Henri Texier, François Couturier, Jacques Thollot, Jean-Marc Padovani, Jean-Luc Ponty, Didier Lockwood... (si ce n'est de manière rapide), ni enfin du jazz français à partir des années 1970 (avec la création, par exemple, du label de Jean-Marie Salhani, ou celle de Label Bleu par la suite), "New Orleans sur Seine" reste un essai magistralement mené et d'une importance évidente (on regrettera aussi, à titre purement accessoire, la localisation des notes en fin d'ouvrage plutôt qu'en bas de page, ce qui rend leur consultation malaisée). Enrichi de quelques pages centrales de photographies extraites des fonds Delaunay (Bechet à la "Revue Nègre" du théâtre des Champs-Elysées en 1925, Grappelli au Touquet en 1929, le Quintette du Hot Club de France...) et Méphisto (au Club Saint-Germain avec Wilen ou Solal, au Chat qui pêche avec Steve Lacy et Jean-François Jenny-Clark - qu'on retrouve en couverture dans la même cave avec Jackie McLean et Aldo Romano -, Solal et Ténot à l'Olympia en 1960...), d'une chronologie indicative et de quelques annexes chiffrés (séjour des musiciens américains en France, concerts, séances en studio, fréquentation des concerts, émissions radiophoniques, catégorisation socio-professionnelle du public, cartes...), cet ouvrage est recommandable à l'amateur de jazz de longue date comme au lecteur peu familier des noms cités dans ces quelques lignes, tant son contenu historique et culturel le rend digne d'intérêt pour tous. (auteur: Bernard Quiriny)

http://livresse.pagespro-orange.fr/essais.htm









Janis A. Mayes is a professor in the Department of African American Studies, with a courtesy appointment in the Department of Languages, Literatures and Linguistics [French], and member of the Women's Studies faculty in the College of Arts and Sciences at Syracuse University. She earned M.A. and Ph.D. degrees in French Studies from Brown University, Certificate from the Institut des Professeurs de Français à l'Etranger, at the Université de Paris, La Sorbonne. A literary critic, literary translator, and Fulbright scholar, she has extensive research and travel experience abroad, especially in France, Côte d'Ivoire and Senegal.
Her areas of specialization are francophone African/Diaspora fiction and cultural studies, international Black women's writing, and literary translation. This emphasis is reflected in her scholarship, notably: The City Where No One Dies, Mapping Intersections: African Literature and Africa's Development (edited with Anne Adams), and Transatlantic Literary Translation: The Practice of Cultural Fluency (Mercer Cook, Toni Morrison, Véronique Tadjo, and Bernard Dadié), her current work-in-progress.

Students are encouraged to contact Professor Mayes at her e-mail address: jamayes@syr.edu.